Modifié le 06/04/2020 à 16:00
En 1973, l’architecte Ricardo Bofill découvre une cimenterie désaffectée, près de Barcelone, et la transforme en atelier et en habitation.
![Respectant l’évolution historique du bâtiment, Ricardo Bofill a tenté de retrouver une harmonie, en creusant dans le béton, tel un sculpteur, cherchant à dégager une forme. [©Courtesy of Ricardo Bofill Taller de Arquitectura]](https://old.acpresse.fr/wp-content/uploads/4-Ricardo-Bofill-cimenterie-BLM70-300x200.jpg)
Respectant l’évolution historique du bâtiment, Ricardo Bofill a tenté de retrouver une harmonie, en creusant dans le béton, tel un sculpteur, cherchant à dégager une forme. [©Courtesy of Ricardo Bofill Taller de Arquitectura]
« D’immenses silos, une trentaine, une haute cheminée, 4 km de souterrains, des salles remplies de machines… étaient là devant moi. Pendant ma première visite à la cimenterie, j’ai tout à coup pensé que “le laid” pouvait être transformé en “beau”, de la même manière que l’idiotie pouvait parfois être transformée en génie ! En changeant la façon de regarder l’objet, comme à travers un kaléidoscope, j’ai commencé à imaginer les différents systèmes esthétiques inclus dans cet ouvrage », se souvient Ricardo Bofill. Et voilà, comment tout a commencé en 1973 : la rencontre entre l’architecte barcelonais et une ancienne cimenterie, plus ou moins en ruine et complètement abandonnée. Un coup de foudre ? De folie ? De génie… C’est alors qu’il décide de l’acheter et de la rénover. Quelque 3 500 m2 (sans les jardins) sont alors repensés, pour devenir à la fois la maison de Ricardo Bofill et le siège social de son agence Taller de Arquitectura (Atelier d’architecture). « Cette transformation s’est faite lentement et je crois qu’elle restera toujours une œuvre inachevée. »
![Aujourd’hui, la Fàbrica évoque non seulement les ruines des maisons imaginaires de l’artiste Giovanni Battista Piranesi (XVIIIe siècle), mais aussi des décors d’un film de Rainer Werner Fassbinder. [©Courtesy of Ricardo Bofill Taller de Arquitectura]](https://old.acpresse.fr/wp-content/uploads/5-Ricardo-Bofill-cimenterie-BLM70-300x200.jpg)
Aujourd’hui, la Fàbrica évoque non seulement les ruines des maisons imaginaires de l’artiste Giovanni Battista Piranesi (XVIIIe siècle), mais aussi des décors d’un film de Rainer Werner Fassbinder. [©Courtesy of Ricardo Bofill Taller de Arquitectura]
Muriel Carbonnet
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